
Le Ministres des Pêches, des infrastructures maritimes et portuaires Dr Fatou Diouf, a présidé hier, mardi 13 mai, la journée dédiée à son département à la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara). Lors de cette cérémonie, elle a souligné l’impératif pour le secteur de la pêche de renforcer toute la chaine de valeur afin d’apporter sa contribution à la souveraineté alimentaire.
Le Ministre des Pêches, des infrastructures maritimes et portuaires, Dr Fatou Diouf pense que pour que le secteur des pêches contribue pleinement à l’atteinte de la souveraineté alimentaire, il est nécessaire de renforcer toute la chaine de valeur. Elle présidait hier, mardi 13 mai, la journée dédiée à son département dans le cadre de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales ( Fiara). « Le secteur des pêches est au cœur de la sécurité nutritionnelle de millions de Sénégalais. Il fournit des protéines animales accessibles, créé de l’emploi et oriente notre savoir vers l’artisanat industriel bien au-delà de nos frontières. Cependant pour que ce secteur contribue pleinement à notre souveraineté alimentaire, nous devons impérativement renforcer la chaîne de valeur de la production à la distribution en intégrant tous les maillons notamment pêcheurs, mareyeurs, transformatrices, logisticiens, chercheurs, étudiants, portuaires, industriels », indique-t-elle. C’est pour cette raison, dit-elle, que le ministère avec le soutien de ses partenaires a engagé plusieurs chantiers structurants. Parmi ces chantiers, elle cite la modernisation des ports de pêche et des infrastructures de débarquement pour garantir les conditions de travail décentes et une meilleure conservation des produits ; le développement de l’aquaculture comme levier stratégique pour répondre à la demande croissante et alléger la pression sur les ressources halieutiques ; le renforcement de la recherche et de la formation en collaboration avec des universités et centres spécialisés pour développer les compétences, stimuler l’innovation et assurer la relève générationnelle ; la valorisation des produits de la pêche mais aussi le rôle des femmes dans la transformation et la commercialisation en leur facilitant l’accès au financement, à la certification et a la formation et enfin l’amélioration de la gouvernance et de la transparence dans la ressource marine et continentale pour que leur exploitation soit durable et profitable à tous. Le ministre trouve que c’est en synergie que le pays pourra bâtir une souveraineté alimentaire forte, inclusive et résiliente. « Vous êtes les bâtisseurs de cette souveraineté que nous appelons de tous nos vœux. Une souveraineté qui ne dépendra pas des marchés extérieurs, mais de nos capacités à produire, à distribuer localement avec nos valeurs», a-t-elle lancé aux acteurs et partenaires. Selon elle, la contribution du secteur des pêches, des infrastructures maritimes et portuaires à la souveraineté alimentaire du pays résonne comme un appel à l’unité, à l’action concertée et à l’innovation pour répondre au besoin essentiel de nos populations et préparer l’avenir qui place la souveraineté alimentaire parmi les priorités nationales.
NDEYE AMINATA CISSE









