Déminage humanitaire en Casamance : le Japon renforce son appui

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Le Japon renforce son soutien au déminage humanitaire en Casamance. A Ziguinchor, l’ambassadeur japonais au Sénégal a remis hier, jeudi, un important lot d’équipements au Centre national d’action antimines (CNAMS). L’appui est destiné à accélérer la sécurisation des zones encore contaminées par les mines et à favoriser le retour durable des populations ainsi que la relance des activités agricoles.

Le Japon poursuit son engagement dans le processus de déminage humanitaire en Casamance. Hier, à Ziguinchor, l’ambassadeur du Japon au Sénégal Akamatsu Takeshi a procédé à une remise d’équipements au Centre national d’action antimines (CNAMS) dans le but de renforcer les capacités opérationnelles de la structure chargée de la dépollution des zones affectées par les mines antipersonnel. La cérémonie a également été marquée par la signature d’un protocole d’accord entre le CNAMS et l’ONG japonaise JIMAS spécialisée dans le déminage humanitaire, l’élimination des engins explosifs et les actions de consolidation de la paix. A travers cet appui ; le Japon entend accompagner durablement les efforts de paix, de sécurité et de développement dans le sud du Sénégal. Pour le diplomate japonais, la Casamance reste une région stratégique au fort potentiel agricole, pastoral et halieutique, mais dont plusieurs localités continuent de subir les conséquences du conflit armé. Selon les autorités, près de trois millions de mètres carrés demeurent encore contaminés par des mines limitant l’accès des populations à certaines terres agricoles et freinant les activités économiques. Le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Sénégal, Njoya Tikum, a salué l’engagement du Japon aux côtés des acteurs du déminage. Il rappelle que plus de deux millions de mètres carrés ont déjà été dépollués en Casamance, permettant le retour progressif de milliers de familles dans leurs villages. Pour M. Tikhum, le déminage constitue une condition essentielle au développement local. « Sans déminage, il ne peut y avoir ni agriculture ni retour durable des populations ni développement inclusif », a-t-il soutenu. Grâce au financement japonais, plusieurs réalisations ont vu le jour notamment l’aménagement de terres agricoles, la réhabilitation de périmètres maraîchers et de points d’eau ainsi que l’accompagnement de coopératives locales. Le gouverneur de Ziguinchor Mor Talla Tine a estim é pour sa part que cette contribution est un apport important pour améliorer les capacités opérationnelles du CNAMS dans les zones encore à risque. De son côté, le nouveau directeur du CNAMS. Salomon Diédhiou, a indiqué que plus de 2 millions 400 mille mètres carrés de terres ont déjà été sécurisés. Il reconnaît toutefois que plusieurs contraintes subsistent, notamment l’accès difficile à certaines localités et la densité de la végétation qui ralentissent les opérations sur le terrain. Il a profité de la démonstration des opérateurs de déminage dans leur site de l’ISRA pour dérouler des requêtes qui vont de l’aide pour transporter mes engins de déminage au carburant pour ces mêmes engins. Le don japonais est composé notamment d’un véhicule, d’un groupe électrogène et de plusieurs ordinateurs destinés à améliorer l’efficacité des équipes de déminage en Casamance.

 

IGNACE NDEYE

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