
Le Collectif des transformateurs de l’anacarde au Sénégal plide pour la mise à la disposition des industriels du Sénégal d’un stock de sécurité de 7000 à 10 000 tonnes, une quantité représentant un peu moins de 10 % de la production.
“La campagne 2025 de l’anacarde est mal engagée et risque d’être un clone de celle de 2024. Pour sauver ce qui encore peut l’être, nous demandons au gouvernement de mettre en urgence à la disposition des industriels du Sénégal, un stock de sécurité compris entre 7000 et 10 000 tonnes, soit un peu moins de 10 % de la production”, a lancé le porte-parole du collectif des transformateurs de l’anacarde au Sénégal, Elimane Dramé, lors d’un point de presse.
Il a également demandé à l’Etat du Sénégal de permettre aux transformateurs d’accéder à ce stock aux prix applicables dans toute la sous-région ouest africaine (450-650 CFA le kilo).
“Il est impératif d’agir rapidement pour sécuriser un stock de 7 000 tonnes de noix brutes et permettre aux industriels spécialisés dans la transformation de la pomme, d’accéder le plus rapidement aux financements, car confrontés à plusieurs défis, souvent d’ordre logistique et saisonnier”, a fait valoir Elimane Dramé.
Selon lui, “cette année, il y a une absence totale d’un système organisé de collecte, une spéculation sur les prix bord champ de la matière première et une absence totale de l’Etat dans la régulation des prix”.
Il se désole de ce que “des lobbies étrangers [asiatiques], par un système insidieusement entretenu, ont fait main basse sur les matières premières en proposant les prix les plus hauts du marché sous régional (entre 750 et 900 FCFA, le kilo)”.










