
Le Programme d’Appui aux Communes et Agglomérations du Sénégal (PACASEN) a ouvert, hier à la Somone, un atelier de trois jours consacré à l’harmonisation du Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP), un outil considéré comme essentiel pour promouvoir la transparence, la redevabilité et la participation citoyenne au sein des collectivités territoriales.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du Directeur général du PACASEN, Dr Mamouth Diop, empêché, le Secrétaire général de la structure a salué la forte mobilisation des préfets, des représentants des Agences régionales de développement (ARD), des services déconcentrés de l’État ainsi que des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD).
Selon lui, le PACASEN ambitionne de bâtir des collectivités territoriales plus performantes, transparentes et davantage à l’écoute des citoyens. Une ambition qui passe inévitablement par des mécanismes efficaces de redevabilité, dont le Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) constitue un pilier majeur.
Le responsable a rappelé que le MGP offre aux citoyens un cadre leur permettant d’exprimer leurs préoccupations et d’obtenir un traitement transparent et équitable de leurs plaintes, qu’elles soient d’ordre environnemental, social, sécuritaire ou liées à la mise en œuvre des projets de développement. Il contribue ainsi à renforcer la confiance entre les Collectivités territoriales et les populations. Initialement retenu comme indicateur de performance pour les dix-neuf communes principales du programme, le dispositif a été progressivement étendu à l’ensemble des communes pilotes du PACASEN, traduisant la volonté des autorités de faire de la redevabilité une pratique durable dans la gouvernance locale.
Les organisateurs ont reconnu que des avancées importantes ont été enregistrées depuis le lancement du programme, avec la mise en place de Commissions communales et départementales, la formation des acteurs et le traitement de nombreuses plaintes. Toutefois, des disparités persistent dans la compréhension et l’application du dispositif selon les territoires. L’atelier de Somone vise ainsi à harmoniser les pratiques, renforcer les capacités des différents acteurs et élaborer une feuille de route commune pour assurer le fonctionnement effectif des Commissions départementales de gestion des plaintes, dans une perspective de pérennisation du mécanisme au-delà du PACASEN.
Durant les travaux, les participants examineront le cadre de fonctionnement du MGP, la typologie des plaintes, les différentes étapes de leur traitement ainsi que les procédures spécifiques applicables aux plaintes sensibles. Un état des lieux permettra également d’identifier les acquis, les bonnes pratiques et les défis à relever.
Le Secrétaire général du PACASEN a enfin invité les participants à partager leurs expériences de terrain afin de dégager des solutions consensuelles capables d’améliorer durablement la gouvernance locale et la qualité des services rendus aux citoyens.
Samba Niébé BA









