
Les funérailles solennelles du pape François, décédé à l’âge de quatre-vingt-huit ans, ont eu lieu samedi 26 avril sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, au cœur du Vatican. La cérémonie, marquée par une grande dignité, a été suivie de son inhumation en la basilique Sainte-Marie-Majeure, à Rome, lieu de recueillement qu’il affectionnait particulièrement. Une foule immense s’est rassemblée pour honorer la mémoire du souverain pontife.
Homme d’une foi profonde et d’une grande humilité, surnommé « le Pape des pauvres », François s’est éteint le lundi de Pâques. Comme sept de ses prédécesseurs, il a été inhumé selon un rite privé, dans l’une des quatre basiliques majeures de la Chrétienté, dédiée à la Vierge Marie. Cette discrétion était à l’image de sa vie : modeste, proche des humbles, empreinte de simplicité évangélique.
La cérémonie a réuni plus de cinquante chefs d’État, des centaines de délégations officielles ainsi qu’environ quatre cent mille fidèles, venus des cinq continents pour lui rendre un dernier hommage. Dans une atmosphère de recueillement intense, des milliers de personnes se sont rassemblées autour de sa dépouille afin de lui témoigner leur respect, leur reconnaissance et leur affection. Le Pape François avait su, par sa proximité, son langage simple et son engagement constant en faveur des plus vulnérables, conquérir les cœurs de millions de croyants à travers le monde.
« Un Pape parmi les gens, avec un cœur ouvert à tous », pouvait-on entendre parmi les fidèles rassemblés.
À Rome, les envoyés spéciaux du journal La Croix ont suivi le déroulement des obsèques de la place Saint-Pierre jusqu’à la basilique Sainte-Marie-Majeure, retraçant les temps forts de cette journée historique. Le cortège funèbre, accueilli avec émotion, a traversé les rues de la ville éternelle sous les regards attentifs de dizaines de milliers de pèlerins et visiteurs. Selon les autorités italiennes, près de 400 000 personnes ont participé à cet ultime hommage.
La scène marquante de l’élévation du cercueil, portée par quatorze hommes au cœur de la basilique Saint-Pierre, a été retransmise sur les écrans géants de la place, dans un silence chargé d’émotion. Sous la coupole majestueuse de quarante-deux mètres de diamètre, le corps du Pape François avait été exposé au public pendant quatre jours, permettant à plus de 150 000 personnes de venir se recueillir avant ses funérailles.
Un pontificat placé sous le signe de la surprise et de la simplicité
Élu de manière inattendue le 13 mars 2013, le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio fut le premier pape issu du continent sud-américain. À 20 h 05 ce jour-là, il se présente au monde depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, sous le nom de François. Ce choix, hautement symbolique, marquait une rupture avec le protocole traditionnel et exprimait déjà sa volonté de renouvellement et de proximité.
Dans l’épisode inaugural du podcast Place des religions, Frédéric Mounier, alors correspondant de La Croix au Vatican, est revenu sur les jours qui précédèrent cette élection inattendue. Ce fut le début d’un pontificat qui, pendant plus d’une décennie, aura profondément transformé la perception de la papauté et recentré l’Église sur sa mission essentielle : le service des plus petits.
JEAN PIERRE MALOU










