Prévisions économiques 2026 : le FMI abaisse sa croissance mondiale à 3 %

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Le Fonds monétaire international a revu à la baisse ses prévisions de croissance mondiale pour 2026, invoquant les risques liés aux tensions autour du détroit d’Ormuz. Si le Moyen-Orient et l’Europe, notamment la France, encaissent le plus lourdement cette révision, les États-Unis affichent une résilience portée par le pétrole et l’intelligence artificielle.

Dans son dernier rapport, le FMI met en garde contre les conséquences potentielles des tensions au Moyen-Orient, en particulier autour du détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique pour les exportations pétrolières mondiales. Selon l’institution, une escalade dans cette zone pourrait aggraver le ralentissement économique mondial à travers trois canaux principaux : une flambée des prix de l’énergie, un durcissement des conditions financières internationales et une intensification de l’insécurité alimentaire. C’est sans surprise la région Moyen-Orient et Asie centrale qui paie le plus lourd tribut à ces turbulences, avec une croissance limitée à seulement 0,7 % cette année. Le FMI anticipe toutefois un net rebond en 2027. Dans le détail, l’Iran devrait rester englué dans la récession, tandis que l’Arabie saoudite afficherait une croissance modérée, portée notamment par ses revenus pétroliers. Le Vieux Continent n’est pas épargné par cette révision à la baisse. Le FMI a notamment abaissé ses prévisions pour la France, dont la croissance est désormais attendue à seulement 0,6 % en 2026, un chiffre qui reflète les difficultés économiques persistantes de la première économie de la zone euro.

À l’inverse, les États-Unis conservent des perspectives de croissance solides. Deux moteurs expliquent cette résilience américaine : des exportations pétrolières dynamiques et des investissements massifs dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle, qui continuent de soutenir l’activité économique du pays malgré le contexte international dégradé.

JEAN PIERRE MALOU

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