
Après une visite marathon de plusieurs heures, le maire de la ville de Rufisque a fait le point sur les chantiers d’envergure initiés pour la transformation du cadre urbain. Entre assainissement, pavage et modernisation des tunnels, Dr Omar Cissé annonce une phase de mutation profonde pour une « Décennie de la Renaissance ».
Au terme de sa visite des chantiers et l’inauguration des routes pénétrantes dans certains quartiers comme à Gouye Mouride et Guendel, la maire de la ville de Rufisque affiche sa satisfaction, mais veut garder sa vigilance pour la livraison des ouvrages restant dans les meilleurs délais, avant l’installation de l’hivernage. En effet, au cours de cette tournée pour apprécier le niveau d’exécution des chantiers de la ville, le maire et ses services techniques ont pu constater l’avancée des travaux de voirie et d’assainissement, piliers de ce qu’il nomme la « Décennie de Renaissance ».
De Mérina à Arafat, en passant par Keury Kao et Gouye Mouride, Cité Taco et Socabeg, ces travaux visent à moderniser l’espace urbain tout en réglant les problèmes chroniques d’inondations. Au cours de cette journée, Dr Omar Cissé a procédé à l’ouverture de deux routes déjà achevées. Il s’agit de la rue 1 de Mérina reliant le quartier éponyme à la route nationale et du tronçon qui fait la jonction entre le pont Gabin à Dangou et le quartier Guendel et menant au tunnel sous le tracé du Train express régional (TER). Au cours de la journée, l’édile a également lancé la mise en service du canal d’Arafat III, un ouvrage important qui va contribuer au renforcement du système d’assainissement et à la lutte contre les inondations.
Après ces étapes, Dr Omar Cissé et ses équipes techniques ont visité les chantiers de la voie pénétrante qui mène à la Cité Taco, celle de Gouye Mouride et la route au niveau de la Cité Socabeg. Des chantiers qui connaissent quelques retards dans leur exécution, à cause d’un surplus de travail lié aux réseau de drainage qui accompagne les infrastructures routières. Aujourd’hui, ces écueils ont été levés et les travaux ont repris.
Au niveau du chantier de Taco, qui s’impose comme l’un des plus imposants avec un tracé de 1,2 kilomètres, si les trottoirs, le terrassement et les radiers sont achevés à 100%, l’accent est désormais mis sur la pose des pavés. Face à la période des pluies qui s’annonce, l’entreprise a reçu des instructions fermes pour accélérer la cadence afin d’éviter toute stagnation des eaux.
À Gouye Mouride, les travaux ont démarré avec un léger décalage pour répondre spécifiquement aux besoins d’assainissement exprimés par les populations. Cette approche, privilégiant le drainage avant le pavage, a également été appliquée à Keury Kao, au niveau de la rue Péchot où les problèmes d’évacuation des eaux étaient prioritaires. Au total, sur ces tronçons, les travaux supplémentaires de drainage et d’amorçage ont représenté une augmentation de 30% du volume initial.
La visite a été, selon le maire de Rufisque, « une grande satisfaction. Malgré les défis, notamment la complexité du réseau et les retards liés aux travaux supplémentaires, l’avenir se dessine déjà », a-t-il dit. La municipalité se prépare à lancer le projet de la route de Fass (1,5 km) dès que les Fonds de concours seront disponibles.
Des extensions vers Nimzatt et arrêt Mbaye Jacques Diop sont également à l’étude pour fluidifier le trafic et améliorer le cadre de vie. « Si on continue à ce rythme-là, il arrivera un jour où on dira que Rufisque est la plus belle ville du Sénégal et d’Afrique », a conclu l’autorité municipale, réitérant son engagement pour les secteurs de l’éclairage et du reboisement, en complément des infrastructures routières.
Daouda GUEYE









