
La cérémonie d’ouverture de Africa Forward Connect & Inspire a eu lieu hier, lundi 11 mai 2026 à Nairobi, sous la présidence du Premier Ministre Musalia Mudavadi du Kenya et du Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères Jean Noël Barrot de la France. Prenant part à cette rencontre, le président du CNP Baidy Agne a invité le secteur privé africain à plus de responsabilités, plus d’engagement et l’affirmative « Action ».
Prenant part hier, lundi 11 mai à la cérémonie d’ouverture d’Africa Forward Connect & Inspire à Nairobi, le président de Business Africa Baidy Agne a invité le secteur privé africain à plus de responsabilités, plus d’engagement et l’affirmative « Action ». Il a aussi plaidé pour une rupture avec les anciennes pratiques. Selon lui, plus de responsabilités, plus d’engagements, constituent le socle de cette nouvelle dynamique France- Afrique que nous devons impulser.
Sur le plan de la coopération économique et des partenariats d’affaires franco-africains, il estime que les nouvelles orientations et priorités du secteur privé africain doivent porter sur les facilités pour les déplacements d’affaires et de formation professionnelle ; le développement des chaines de valeur plus inclusives et à contenu local plus élevé ; la gestion de l’IA, le développement des compétences et le transfert de technologies les co-investissements dans les infrastructures de dernière génération ; la promotion d’écosystèmes du numérique & de la fintech, ainsi que de hubs financiers ; les partenariats d’interconnexion du marché intra-africain dans le domaine des transports terrestres, maritimes et aériens ;la gestion des transitions énergétiques, numériques et du développement durable.
« L’Afrique économique n’est plus périphérique ! L’Afrique économique n’est plus également silencieuse ! L’Afrique économique est jeune et forte ! J’entends agir pour un panafricanisme capable d’intercéder dans un monde qui ne nous attendra pas ! », a-t-il lancé.
Par ailleurs, le Président de Business Africa a souligné que le seul parti dont il est militant est le parti de l’entreprise qui Ecoute avec bienveillance l’entreprise, qui protège et accompagne l’entreprise. Il a signalé que le grand défi pour le secteur privé africain, c’est la mobilisation de nos ressources sous-exploitées.« Notre Capital naturel, notre Capital humain, notre Capital financier et notre Capital commercial. Notre capital naturel… l’Afrique abrite plus de 30 % des réserves minérales mondiales… Alors quelle est notre réponse pour la valorisation d’autant de richesses à contenu local, pour l’intégration des chaines d’approvisionnement et pour une croissance économique plus inclusive ? Notre capital humain… l’âge médian de 19 ans sur notre continent représente un dividende démographique qui pourrait ajouter plus 47 milliards de dollars au PIB africain. Que devons-nous faire pour capter ce dividende démographique ? », s’est-il interrogé.
Et d’ajouter : « notre capital financier… nos actifs des fonds de pension et nos transferts de fonds représentent des centaines milliards de dollars. Quelle nouvelle dynamique devons-nous impulser à l’intégration financière et aux marchés des capitaux en Afrique ? Et enfin, notre capital commercial… la mise en œuvre intégrale de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) pourrait accroître les exportations de 560 milliards de dollars ainsi que les revenus du continent de 450 milliards de dollars d’ici à 2035. Pourquoi mettons-nous autant de temps à réaliser ce marché continental ?
NDEYE AMINATA CISSE









